Chaque personne possède en moyenne entre 100 000 à 150 000 cheveux et perd environ 50 à 100 cheveux par jour, avec une augmentation durant les intersaisons.

Une alopécie désigne une chute de cheveux pathologique, c’est à dire lorsqu’une personne perd plus de 100 cheveux par jour pendant une longue période.

On parle de calvitie lorsque la chute touche les régions frontale, temporales ou le vertex.

On distingue cinq types d’alopécies :

  • L’alopécie androgénétique héréditaire : la plus fréquente, elle touche 70 % des hommes;
  • L’alopécie congénitale;
  • L’alopécie aiguë : due au stress, à des carences alimentaires, à des troubles hormonaux, à un traitement par chimiothérapie ou par radiothérapie;
  • L’alopécie localisée : due à une tumeur du cuir chevelu, à une radiothérapie, à une peulade ou à des brûlures;
  • L’alopécie areata : d’origine vraisemblablement auto-immune. Elle provoque des pertes de cheveux en « patch ». Elle peut entreprendre l’ensamble du cuir chevelu (totalis) ou l’ensemble du corps (universalis).

L’impact psychologique de la chute des cheveux est majeur et ce d’autant plus qu’elle touche une femme. C’est la raison pour laquelle cette problématique ne doit pas être prise à la légère. Tout d’abord il faut éduquer les patients à une bonne hygiène de vie (dormir suffisamment, manger équilibré, ne pas fumer et ne pas exagéré avec les teintures ou les coiffures mettant à mal le cheveux).

Un traitement topique comme le Minoxidil à 5% donne de bons résultats mais dans une proportion faible de la population.

La prise du Finastéride (inhibiteur de la 5 alpha réductase) est une solution extrêmement intéressante mais peut comporter des effets secondaires comme une perte de la libido ou l’apparition d’une gynécomastie.

Les injections intra musculaires de Bépanthène et de Biotine donnent également de très bons résultats. Mais ces thérapeutiques peinent à produire une repousse des cheveux.

La médecine régénérative (PRP) permet de stopper la chute des cheveux, de redonner de la densité et de provoquer une repousse (dans 30% des cas chez les hommes et 70% des cas chez les femmes).

Néanmoins, lorsque la calvitie est très étendue, ou que les traitements précités ne donnent pas de bons résultats, la seule option thérapeutique donnant de manière constante un résultat naturel et définitif, tant chez l’homme que chez la femme, est la micro-greffe capillaire.

TECHNIQUE

Cette intervention consiste à prélever des bulbes pileux pour les transplanter dans les zones dégarnis. Elle se pratique sous anesthésie locale pure, en ambulatoire et dure entre quatre et six heures, en fonction du nombre de greffons à transplanter.

Une bandelette de cuir chevelu de 15 à 20 cm de long et de 1,5 cm de large est prélevée dans la région occipitale. Pendant que le chirurgien procède à la fermeture du site donneur, les collaborateurs procèdent à la découpe sous microscope de la bandelette afin d’obtenir des micro-greffons de un à trois cheveux.

La zone receveuse est anesthésiée et on y pratique de fines fentes orientées selon le sens de repousse naturel des cheveux. Les micro-greffons sont réimplantés de manière ciblée afin de restaurer une densité et une orientation naturelle des cheveux. Afin d’éviter l’effet « poupée » ou « poireaux » les greffons comportant un à deux cheveux sont utilisés pour recréer la ligne chevelue et les greffons comprenant trois à quatre cheveux, pour combler la tonsure. Ainsi 3000 à 4000 cheveux seront réimplantés lors d’une séance.

SUITES POST-OPERATOIRES

L’éviction sociale est de dix jours. Un œdème frontal apparaîtra et descendra le long du visage.

Une douleur très modérée, plutôt une sensation d’avoir un « casque de motard » est ressentie.

Des croûtes sur les zones d’implantation perdureront une dizaine de jours. Afin de faciliter leur élimination, de l’huile d’amande douce y sera appliquée la nuit. Un antiseptique local devra être appliquée quant à lui, deux fois par jour, sur la cicatrice de la zone donneuse.

Le premier shampooing se fera sans frotter au quatrième jour avec un shampooing à pH neutre.

Les greffons vont tomber les trois premiers mois, puis repousseront.

Le résultat final, quant à lui, sera obtenu après un an.

L’intérêt de cette technique est que les cheveux prélevés dans la région occipitale, sont programmés génétiquement et de manière constante, pour ne pas chuter. Ainsi la pérennité du résultat est garantie.

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